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Port-Gentil : Féfé Onanga interpelle le chef de l’État avant sa visite

À quelques heures de l’arrivée annoncée du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, dans l’Ogooué-Maritime, le groupe Féfé Onanga a tenu un point de presse, le samedi 12 septembre à Port-Gentil.

Une sortie mêlant soutien à l’action du chef de l’État et interpellations sur plusieurs dossiers sensibles.

Le mouvement a notamment évoqué les quelque 1 700 milliards de FCFA que l’État cherche à recouvrer, estimant que le remboursement ne devrait pas suffire lorsque des infractions sont établies.

Pour Féfé Onanga, les responsables reconnus coupables doivent également répondre de leurs actes devant la justice, afin que les sanctions servent d’exemple dans la gestion des deniers publics.

Le groupe est également revenu sur les incendies survenus notamment à la CNAMGS et à la SEEG, dans des périodes marquées, selon ses responsables, par des audits ou des contrôles.

Féfé Onanga s’interroge sur le devenir des enquêtes ouvertes après ces sinistres et regrette que, jusqu’ici, aucune suite clairement portée à la connaissance du public n’ait permis de dissiper les interrogations.

Dans le même temps, le mouvement a salué les réalisations engagées ou livrées sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema, notamment celles présentées à l’occasion des célébrations du 17 août et du 30 août.

À l’approche de sa visite dans la province, Féfé Onanga souhaite surtout voir le chef de l’État sortir du cercle habituel des interlocuteurs et prendre le temps d’entendre directement les populations, les acteurs sociaux et les personnalités locales qu’il n’a pas forcément l’occasion de recevoir à Libreville.

Pour le mouvement, une visite présidentielle ne devrait pas seulement montrer ce qui a été fait. Elle devrait aussi permettre d’entendre ce qui ne va pas, ce qui tarde et ce qui échappe parfois aux circuits officiels.

Car au-delà des dossiers préparés et des comptes rendus officiels, il reste une voix qu’aucun pouvoir ne devrait négliger : celle du terrain. Et parfois, pour connaître réellement une province, il faut accepter d’entendre ceux que l’on n’avait pas prévu d’écouter.

Photo GabonActu

#omi

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