Un matin à Port-Gentil. Dans un quartier, l’eau tarde à couler au robinet. Ailleurs, une coupure d’électricité ralentit un commerce. Un jeune cherche encore un emploi. Une famille s’interroge sur les soins disponibles ou sur les études de ses enfants après le bac. Ce sont ces réalités quotidiennes que les annonces du 18 septembre sont censées changer.
Le Conseil des ministres tenu à Port-Gentil a remis sur la table plusieurs dossiers majeurs : eau, électricité, voiries, santé, université, logements, 30 milliards de FCFA d’investissements prévisionnels et près de 7 000 emplois directs et indirects annoncés.
Mais annoncer ne suffit pas. Une promesse publique doit être suivie, financée, exécutée et contrôlée. C’est précisément ici que commence la responsabilité des députés.
Leur rôle n’est pas de construire une route, une centrale ou un hôpital. Il est notamment de voter la loi, contrôler l’action du Gouvernement et suivre l’utilisation des ressources publiques.
La session parlementaire en cours doit notamment examiner le projet de loi de finances 2027. C’est donc maintenant que les élus doivent demander des réponses précises : quels projets seront effectivement financés ? Quels montants seront inscrits ? Quels délais pour les 50 MW supplémentaires, la nouvelle station d’eau, les infrastructures sanitaires, les logements ou l’université ?
Le contrôle parlementaire ne peut pas se réduire à une formule institutionnelle. Il doit produire des actes. Questions au Gouvernement. Suivi des budgets. Contrôle des chantiers. Vérification des délais. Puis restitution devant les électeurs.
Port-Gentil n’a pas seulement besoin d’élus visibles. Elle a besoin de députés capables de suivre les engagements jusqu’à leur exécution et de dire clairement aux populations ce qui avance, ce qui bloque et pourquoi.
Les annonces ont été faites. Les attentes sont connues. Désormais, chaque engagement doit avoir son suivi, chaque retard son explication et chaque député sa part de reddition de comptes.
#omi
















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