À Port-Gentil, une visite à Radio Mandji a fait émerger une question sensible : comment une partie du domaine historiquement affecté à la station s’est-elle retrouvée aujourd’hui occupée ou revendiquée par des intérêts privés ?
Lors de son passage sur le site, le ministre de la Communication, Germain Biahodjow, a constaté la présence de résidences privées et d’autres occupations sur certaines portions du terrain. Des publications récentes évoquent un domaine d’environ 42 000 m², rattaché au titre foncier TF n°1185, dont certaines parcelles auraient fait l’objet de morcellements ou de cessions au fil des années.
À ce stade, il convient toutefois de rester prudent. La présence d’occupants privés ne permet pas, à elle seule, de conclure à une irrégularité. Certains affirment disposer de documents régularisés, tandis que les autorités ont demandé une vérification de la situation foncière et de la légalité des différents actes.
La question centrale devient donc celle de la traçabilité.
Quels actes ont été pris ? À quelles dates ? Par quelles administrations ? Sur quelles bases juridiques ? Et surtout, comment l’affectation initiale du domaine de Radio Mandji a-t-elle évolué au fil du temps ?
Il ne s’agit pas de désigner des responsables avant que les vérifications ne soient achevées. Il s’agit plutôt de reconstituer la chaîne administrative : éventuels morcellements, cessions, mutations foncières, enregistrements et droits aujourd’hui revendiqués.
Si Radio Mandji se retrouve désormais entourée ou partiellement enclavée par des occupations privées, il faudra donc déterminer si cette situation résulte d’actes réguliers, d’erreurs administratives, de décisions anciennes ou d’éventuelles irrégularités.
Le dossier dépasse ainsi la seule situation de quelques parcelles. Il pose une question plus large : l’État dispose-t-il aujourd’hui d’un inventaire suffisamment clair, actualisé et sécurisé de son patrimoine foncier à Port-Gentil ?
















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