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Pétrole à Port-Gentil : le contenu local à l’épreuve des faits

À Port-Gentil, le pétrole est partout. Dans l’histoire de la ville, dans ses emplois, dans ses entreprises et dans une grande partie de son activité économique. Mais une question reste entière : quelle part de cette richesse produite ici profite réellement aux compétences, aux PME et aux sous-traitants locaux ?

Ces derniers jours, plusieurs événements ont apporté des éléments de réponse, mais aussi de nouvelles interrogations.

Le 25 septembre, les nouvelles dirigeantes de VAALCO Gabon, Hermélia Mbadinga Hayes, Administrateur général et Country Manager, et Nancy Bignoumba Redjawo épouse Ogoula Malekou, Directrice générale adjointe, ont été présentées au président de la République à Port-Gentil. Deux cadres gabonaises accèdent ainsi aux plus hautes responsabilités d’un opérateur pétrolier international installé dans le pays.

VAALCO affiche par ailleurs un taux de personnel gabonais supérieur à 90 %, selon les données communiquées par l’entreprise. Un signal important dans un secteur où la montée en responsabilité des compétences nationales demeure un enjeu majeur.

Mais le contenu local ne se joue pas uniquement au sommet des organigrammes. Il commence aussi par la formation des compétences appelées à intégrer demain l’industrie pétrolière.

C’est dans cette logique que s’inscrit la visite présidentielle du 24 septembre à l’Institut du Pétrole et du Gaz de Port-Gentil. L’accent y a été mis sur la formation des techniciens, techniciens supérieurs et ingénieurs gabonais afin de mieux répondre aux besoins des entreprises pétrolières, gazières et énergétiques. Former les compétences de demain est une nécessité.

Au-delà de la formation, une autre bataille se joue : celle de la sous-traitance.

Combien de PME de Port-Gentil obtiennent réellement des marchés auprès des opérateurs pétroliers ? Dans quels secteurs ? Pour quels montants ? Combien d’entreprises locales accèdent aux activités à forte valeur ajoutée, au-delà des prestations périphériques ?

C’est à cette échelle que le contenu local devra être jugé.

Pas seulement au nombre de cadres gabonais nommés. Mais aussi au nombre de jeunes formés puis recrutés, de travailleurs expérimentés maintenus dans l’emploi, de PME intégrées durablement dans la chaîne pétrolière et de marchés réellement confiés aux entreprises nationales.

Port-Gentil produit du pétrole depuis des décennies. Le prochain défi est désormais clair : faire en sorte qu’une part plus visible de cette richesse se transforme ici en emplois, en compétences, en entreprises solides et en valeur ajoutée locale.

Photo Google

#omi

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