Après le pétrole, l’Ogooué-Maritime pourrait-elle voir émerger une nouvelle industrie extractive ? Le Conseil des ministres du 18 septembre a ouvert cette perspective en annonçant l’accompagnement de l’État à l’installation de l’opérateur Maboumine pour l’exploitation de terres rares dans la zone d’Ozouri.
Le lien mérite d’être clairement posé. Maboumine est le nom de l’opérateur, historiquement créé pour développer le gisement de Mabounié, situé dans le Moyen-Ogooué, près de Lambaréné. Ce projet ancien concerne notamment le niobium, les terres rares, le tantale et le scandium.
L’annonce faite à Port-Gentil concerne, elle, une implantation de Maboumine à Ozouri, dans l’Ogooué-Maritime. À ce stade, le communiqué officiel ne précise ni les réserves identifiées sur ce nouveau périmètre, ni le calendrier d’exploitation, ni les investissements prévus. Il ne faut donc pas confondre le projet historique de Mabounié avec celui annoncé à Ozouri.
Pour la province, l’enjeu est considérable. Après des décennies d’exploitation pétrolière, une nouvelle activité extractive ne pourra être appréciée uniquement à travers les volumes produits. Quels emplois pour les populations locales ? Quelle place pour les PME de la province ? Quelles formations ? Quelle transformation sur place ? Et quelles retombées pour les communautés riveraines ?
L’environnement devra être tout aussi central. Le gouvernement affirme que le projet devra respecter les normes environnementales, les exigences de contenu local et les intérêts des communautés concernées.
Ozouri ne doit donc pas simplement devenir un nouveau point d’extraction.
L’expérience pétrolière de l’Ogooué-Maritime impose désormais une exigence supplémentaire : si une nouvelle richesse sort de son sous-sol, ses emplois, sa valeur ajoutée et ses retombées doivent aussi se voir sur le territoire.
Photo: Google
#omi
















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