Les employeurs sont appelés à respecter strictement leurs obligations envers la CNAMGS. Mais à cette discipline contributive doit aussi répondre une exigence : celle d’une prise en charge réellement efficace pour les assurés.
Pour les cotisations du troisième trimestre 2026, couvrant juillet, août et septembre, les employeurs disposent de la période du 1er au 30 octobre pour déclarer et payer. Au-delà, une pénalité de 25 % est annoncée en cas de défaut de déclaration et de 2 % pour paiement tardif.
Cette rigueur est nécessaire. Sans cotisations régulièrement versées, aucun système d’assurance maladie ne peut durablement fonctionner. Mais la responsabilité ne peut être à sens unique.
Car derrière les cotisations se trouvent des assurés qui attendent un accès effectif aux soins, aux médicaments et aux structures conventionnées. Or les difficultés de remboursement des prestataires ne sont pas nouvelles. Un document officiel du ministère de l’Économie relevait encore, pour 2025, l’impact des retards de paiement de la CNAMGS sur l’activité du secteur pharmaceutique.
La CNAMGS a pourtant engagé des améliorations. Son portail numérique permet désormais aux employeurs de déclarer et payer leurs cotisations en ligne, aux assurés de consulter leurs droits et aux prestataires de gérer certaines démarches et remboursements.
Mais la modernisation administrative ne peut constituer, à elle seule, la mesure de la performance.
Combien d’assurés accèdent effectivement aux médicaments prescrits ? Dans quels délais les prestataires sont-ils remboursés ? Combien de patients doivent encore supporter directement des dépenses qui devraient être couvertes ?
La discipline contributive est indispensable. Mais elle doit aller de pair avec une autre discipline : celle du service rendu.
Car la réussite de la CNAMGS ne se mesurera pas seulement au montant des cotisations recouvrées, mais à sa capacité à transformer ces cotisations en soins réellement accessibles aux Gabonais.
Photo Gabon Média Time
#omi
















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