Selon la Banque mondiale, 96 % des subventions à l’essence et au gasoil profitent à la moitié la plus aisée de la population Gabonaise.
En 2024, ces subventions représentaient près de 1 % du PIB. Pour l’institution, le mécanisme protège donc mal les ménages les plus vulnérables, car ceux qui consomment le plus de carburant en captent l’essentiel.
La Banque mondiale recommande une réforme progressive, avec des aides mieux ciblées pour éviter que les ménages modestes ne supportent le choc.
Mais la question doit aussi être regardée depuis l’Ogooué-Maritime.
À Port-Gentil, Omboué et dans les autres localités de la province, le prix du carburant touche bien au-delà des automobilistes. Il influence les taxis, le transport des marchandises, la pêche et, indirectement, le prix de nombreux produits.
Réformer les subventions ne peut donc pas se résumer à modifier le prix à la pompe.
La vraie question est celle-ci : si l’État réduit cette dépense, comment protéger ceux qui subiront les conséquences de la hausse des coûts de transport ?
Car au fond, le débat n’est pas seulement de savoir combien coûte la subvention, mais qui elle protège réellement et qui paierait une éventuelle réforme.
















Leave a Reply