Dix femmes sont décédées depuis janvier 2026 dans l’Ogooué-Maritime en donnant la vie ou au cours de leur parcours de maternité. Selon l’Association des sages-femmes du Gabon, antenne provinciale, huit de ces décès auraient pu être évités. Un constat qui remet au centre la question de l’accès rapide et équitable aux soins.
Réunis le 28 septembre à Port-Gentil autour du thème « Zéro décès maternel évitable dans la Région sanitaire maritime », sages-femmes, médecins, gynécologues-obstétriciens, réanimateurs et responsables de structures sanitaires ont examiné les failles possibles de la chaîne de prise en charge.
L’antenne provinciale de l’Association des sages-femmes a fait état de dix décès maternels depuis janvier, dont huit jugés évitables après analyse.
Au-delà des chiffres, la situation pose une question territoriale essentielle. Une femme vivant à Port-Gentil n’est pas confrontée aux mêmes contraintes d’accès aux soins qu’une femme résidant à Omboué ou dans une localité éloignée d’Étimboué.
Distance, transport, disponibilité d’une ambulance, diagnostic précoce, capacité de la première structure sanitaire à stabiliser une patiente avant son évacuation : chacun de ces éléments peut devenir déterminant en situation d’urgence.
L’Association des sages-femmes évoque elle-même une succession possible de retards : celui de décider de consulter, celui d’atteindre une structure sanitaire et celui d’obtenir les soins nécessaires une fois sur place.
Pour l’Ogooué-Maritime, la réduction de la mortalité maternelle ne se joue donc pas uniquement dans les grands établissements de Port-Gentil. Elle concerne également le fonctionnement concret du réseau sanitaire entre les villages, Omboué et la capitale provinciale.
Photo Gabon Média Time
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