Après plus de six décennies d’attente, le projet de fer de Bélinga revient au premier plan.Le 29 septembre, les autorités gabonaises et Fortescue ont réaffirmé leur volonté de développer un projet intégré autour de quatre piliers : la mine, le chemin de fer, les infrastructures portuaires et la production énergétique.
Les ambitions sont considérables. Le schéma présenté par les autorités prévoit notamment une capacité pouvant atteindre 100 millions de tonnes de minerai par an, environ 535 km de voie ferrée, un barrage hydroélectrique de 400 MW et un port en eau profonde à Kobe-Kobe.
Mais la réussite de Bélinga ne pourra pas seulement se mesurer au volume de minerai exporté.
Elle devra aussi se lire dans les infrastructures laissées au pays, les emplois créés, les compétences transférées, la sous-traitance confiée aux entreprises gabonaises et les activités économiques développées autour du projet. C’est d’ailleurs l’un des objectifs officiellement affichés par les autorités et Fortescue.
La formation constitue déjà un premier enjeu : des jeunes Gabonais sont envoyés en Australie pour acquérir des compétences liées aux métiers de la mine et aux activités connexes.
L’objectif annoncé est que les nationaux puissent progressivement occuper les postes techniques, opérationnels et d’encadrement.
Car une mine peut produire pendant des décennies puis s’épuiser. Les routes, le rail, l’énergie, les compétences et les entreprises créées autour d’elle peuvent, eux, continuer à produire de la richesse bien après.
Bélinga ne doit donc pas seulement répondre à la question : combien de tonnes de fer sortiront du sous-sol gabonais ?
La question essentielle est aussi : qu’est-ce que cette richesse construira durablement autour d’elle pour le Gabon et les Gabonais ?
#omi
















Leave a Reply