Le chiffre interpelle.
Au Gabon, l’économie informelle pèserait 49,1 % du PIB et concentrerait 86,5 % des emplois en 2024, selon des données du Rapport pays 2026 de la Banque africaine de développement relayées par Direct Infos Gabon.
Plus frappant encore : plus de 80 % des entreprises informelles seraient détenues par des expatriés, contre moins de 20 % par des Gabonais.
Commerce de proximité, transport, réparation, artisanat, petits services : ce sont pourtant des secteurs qui constituent une porte d’entrée essentielle vers l’activité économique.
À Port-Gentil, Omboué comme ailleurs, la question mérite donc d’être posée sans détour : pourquoi les Gabonais restent-ils minoritaires dans une économie qui génère autant d’emplois ?
Accès difficile au financement, manque d’accompagnement, coût de la formalisation ou difficultés d’approvisionnement figurent parmi les obstacles régulièrement évoqués.
L’enjeu n’est pas de désigner des boucs émissaires, mais de créer les conditions permettant à davantage de nationaux de produire, entreprendre et gagner durablement leur place dans ces activités.
Une économie de proximité aussi importante ne peut rester en marge d’une véritable politique d’entrepreneuriat national.
















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