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𝗘𝗡𝗧𝗥𝗘𝗣𝗥𝗜𝗦𝗘𝗦 𝗣𝗨𝗕𝗟𝗜𝗤𝗨𝗘𝗦 : 𝗤𝗨𝗜 𝗣𝗔𝗜𝗘 𝗥𝗘́𝗘𝗟𝗟𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗟𝗔 𝗙𝗔𝗖𝗧𝗨𝗥𝗘 ?

1 154 milliards de FCFA. C’est le niveau auquel la Banque mondiale évalue les principaux risques budgétaires liés aux entreprises et entités publiques gabonaises, soit environ 9,1 % du PIB.

Dans sa Revue des finances publiques du Gabon 2026, l’institution attire particulièrement l’attention sur le poids que certaines entreprises publiques peuvent faire peser sur les finances de l’État. La dette cumulée de plusieurs grandes entreprises publiques dépassait déjà 8 % du PIB.

Le problème dépasse largement les bilans comptables.

Ces entreprises interviennent dans des secteurs directement liés à la vie quotidienne : eau, électricité, transport, hydrocarbures, télécommunications ou autres services essentiels. Lorsque certaines accumulent les dettes, nécessitent des subventions ou doivent être soutenues financièrement par l’État, la question devient donc celle de l’utilisation de l’argent public.

Et c’est là que le chiffre interpelle.

Pendant que le pays doit financer les routes, les écoles, les hôpitaux, l’accès à l’eau ou encore l’électricité, une partie des ressources publiques peut également servir à absorber les difficultés financières d’entreprises appartenant à l’État.

À Port-Gentil, Omboué comme ailleurs au Gabon, la population juge pourtant d’abord l’entreprise publique à la qualité du service qu’elle reçoit.

Lorsque l’eau manque, que l’électricité est instable ou que certains services restent insuffisants, la question devient inévitable : que reçoit réellement le citoyen en contrepartie des moyens mobilisés ?

La Banque mondiale recommande notamment au Gabon de renforcer la gouvernance de ces entreprises, de publier un rapport consolidé sur leur situation et d’imposer davantage de transparence financière.

1 154 milliards de FCFA de risques budgétaires : derrière ce chiffre, la vraie question n’est donc pas seulement de savoir ce que coûtent les entreprises publiques. C’est de savoir ce qu’elles rapportent réellement au pays en services, en efficacité et en valeur créée.

#omi

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