Par Suzanne Olaghe
Réclamer la lumière, c’est ce que font depuis des années les habitants de Nouvelle Route Mini Prix, dans le deuxième arrondissement de Port-Gentil. Quotidiennement, ces derniers sont plongés dans l’obscurité dès la tombée de la nuit. Du secteur de la résidence de l’ancien député Pouabou, jusqu’au transformateur, toute la zone est privée d’éclairage public.
Selon les riverains rencontrés par notre rédaction, cette situation dure depuis plus de dix ans, et certains parlent même de plus de vingt ans.
Locataire depuis 2022, une habitante affirme que le dernier lampadaire de l’entrée, encore allumé à son arrivée, est aujourd’hui éteint. Un habitant, résident depuis 1991 se souvient, lui, d’une époque où le quartier était éclairé. Ils déplorent surtout que, malgré la présence d’un élu résidant dans leur quartier, la situation n’ait pas évolué.
Mais au-delà des causes évoquées, notamment les intempéries qui auraient fait tomber des lampadaires jamais réparés, un autre aspect du problème mérite d’être souligné : le comportement incivique d’une partie de la population. Un riverain a rappelé qu’un don de panneaux solaires avait été fait dans le quartier, avant d’être démonté. Or, ce type de dégradation n’est pas isolé, et des cas de vol ou de vandalisme d’équipements d’éclairage ont déjà été signalés dans d’autres quartiers de la ville. Il y a ainsi un paradoxe : ceux qui se plaignent de vivre dans le noir, avec les risques d’insécurité que cela comporte, sont parfois, pour une frange d’entre eux, ceux-là mêmes qui détériorent ou dérobent le matériel censé améliorer leur cadre de vie. Cette minorité pénalise l’ensemble des habitants.
Du côté des autorités, la mairie centrale a lancé une opération de réhabilitation de l’éclairage et d’implantation de panneaux solaires dans toute la ville. Pour l’instant, seul le premier arrondissement est concerné. Les habitants du deuxième arrondissement, dont fait partie Nouvelle Route Mini Prix, sont donc invités à patienter encore un peu, en attendant que l’opération s’étende à leur circonscription. Reste à savoir si, une fois la lumière revenue, le quartier saura la préserver : la durée de vie de ces équipements dépendra aussi du civisme de chacun.
#omi
















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