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Lycée Joseph Ambouroue Avaro : le malaise persiste, les enseignants interpellent le gouverneur 

Au lycée Joseph Ambouroue Avaro, dans la capitale économique Gabonaise, les relations entre les enseignants et la direction de l’établissement ne sont pas au beau fixe. La reprise des cours, consécutive à des concessions obtenues après l’intervention du président de la République à l’issue d’un mouvement de grève de trois mois portant notamment sur la régularisation administrative, les avancements et l’amélioration des conditions de travail, ne semble pas avoir ramené une accalmie totale dans le plus grand établissement secondaire public de la ville.

Durant toute la période de grève, le collectif d’enseignants dénonçait déjà les agissements du proviseur qui, selon eux, allant à l’encontre des consignes ministérielles suivait son propre calendrier. D’ailleurs, le jour de la déclaration de sortie de crise, rappelle un professeur, « le chef d’établissement s’était permis de nous séquestrer à l’intérieur du lycée, en fermant le portail avec des cadenas et en appelant la gendarmerie pour des faits non avérés ». Plus récemment, le proviseur aurait affirmé que l’issue des travaux de réfection du lycée n’aurait pas d’impact concret sur les conditions de travail au sein de l’établissement.

Alors que les enseignants du LJAA ont démontré, en étant les premiers au plan local à mettre un terme à leur mouvement, leur sens des responsabilités et du devoir, ainsi que leur confiance aux engagements pris par le président de la République, ces derniers seraient à nouveau sur le point de perdre patience et de sortir de leur silence.

Selon certaines sources, le proviseur ferait preuve de « mépris », refusant, apprend-on, de signer des documents administratifs essentiels tels que les attestations de présence ou les autorisations d’absence, instaurant ainsi un climat jugé invivable.

Face à ce que certains enseignants qualifient de « chasse aux sorcières », le collectif appelle en urgence à l’arbitrage du gouverneur de l’Ogooué-Maritime et sollicite le respect des engagements du président de la République, qui s’était pourtant montré ferme sur l’accompagnement des enseignants et l’apaisement du climat social.

En l’absence de médiation, la persistance de cet atmosphère tendue, qui tend à mettre les enseignants à rude épreuve, pourrait les amener à monter de nouveau au créneau. Un mouvement de grève qui, à les en croire, viserait cette fois à dénoncer la gestion du proviseur.

Affaire à suivre

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