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Gabon : anciens ministres devenus députés, l’Assemblée Nationale sifle la fin des absences !

Au Gabon, perdre son portefeuille ministériel ne signifie pas prendre congé de ses responsabilités publiques. Le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, vient de le rappeler avec fermeté aux anciens ministres élus députés.

Lors de la séance du 3 novembre 2026, le président de l’institution a fixé un ultimatum au 13 novembre pour leur retour à l’hémicycle.

Parmi les personnalités concernées figurent Camélia Ntoutoume-Leclercq, Philippe Tonangoye et Lubin Ntoutoume. Seule Armande Longo Moulengui avait déjà repris sa place lors de cette séance.

Un mandat électif n’est pas une fonction facultative

Les articles 192 et 193 du Code électoral prévoient qu’un député nommé au gouvernement retrouve son siège lorsqu’il quitte ses fonctions ministérielles.

Mais attention : le dépassement du délai du 13 novembre n’entraîne pas automatiquement la perte du mandat. Une éventuelle déclaration d’absence relève de la Cour constitutionnelle, conformément à la procédure prévue par la loi.

Au-delà du rappel juridique, cette mise en garde pose une question de responsabilité politique : comment solliciter la confiance des électeurs si l’on tarde à exercer le mandat qu’ils nous ont confié ?

À l’heure où les Gabonais attendent davantage de rigueur et de redevabilité de leurs institutions, le message envoyé depuis le Palais Léon-Mba est clair : les responsabilités publiques ne doivent pas être exercées à la carte.

Car un siège de député n’est pas une récompense politique. C’est un engagement envers la Nation.

Image illustrative

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