Malgré ses structures sanitaires, Port-Gentil peine encore à garantir un accès permanent à certaines spécialités médicales. Pour de nombreux patients, rejoindre Libreville reste parfois la seule alternative, avec des coûts supplémentaires difficiles à supporter.
Du 19 au 23 octobre dernier, le Centre hospitalier régional de Ntchengué a accueilli une mission de consultations spécialisées en endocrinologie. Quelques jours auparavant, une caravane ophtalmologique avait permis la prise en charge de 2 447 patients.
Des initiatives salutaires qui témoignent de besoins importants. Mais une question demeure : comment assurer le suivi des malades une fois les spécialistes repartis ?
Car les maladies chroniques exigent une prise en charge régulière. À cette difficulté s’ajoutent les problèmes ponctuels de disponibilité de certains médicaments, notamment l’insuline, signalés par des patients assurés à la CNAMGS.
La construction annoncée d’un nouvel hôpital de 224 lits à Port-Gentil constitue une perspective encourageante. Mais en attendant sa livraison, prévue dans un délai annoncé de deux ans, des réponses immédiates s’imposent : consultations spécialisées régulières, équipements adaptés, disponibilité des traitements et renforcement du personnel médical.
Pour les habitants de l’Étimboué et des localités éloignées, ces difficultés prennent une dimension supplémentaire, tant les déplacements représentent déjà une contrainte.
Port-Gentil, qui contribue depuis des décennies à la richesse nationale, mérite une offre de soins à la hauteur de son importance économique. Car se soigner ne devrait être ni un privilège ni un voyage imposé vers Libreville, mais un droit effectivement accessible au plus près des populations.


















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