Aujourd’hui, près de 45 familles occupent les locaux de l’ancien siège social de la société Satram-EGCA, situés au feu rouge Bicig, dans le troisième arrondissement de la commune de Port-Gentil.
Installés sur le site depuis plusieurs années, ces travailleurs de Satram-EGCA y ont élu domicile à la suite de la crise qui a secoué l’entreprise il y a bientôt dix ans.
La crise comme élément déclencheur
Ces pères et mères de famille justifient leur présence dans ce bâtiment par le non-paiement, selon eux, de 70 mois d’arriérés de salaires, principale cause de la crise ayant conduit au déclin de l’entreprise au début des années 2015.
« Pour faire face à la crise et aux difficultés qui étaient les nôtres à l’époque, nous avons décidé de nous loger dans ce bâtiment après avoir été expulsés de nos maisons par nos bailleurs, faute de pouvoir payer les loyers », a confié Charles Aude Kombila, employé au département maritime.
Des conditions de vie précaires
Au sein de l’ancienne direction générale de Satram-EGCA, les familles vivent dans une grande précarité. Vu de l’extérieur, le site présente un visage délabré, envahi par des touffes d’herbes à plusieurs endroits.
Au sein de l’ancienne direction générale de Satram-EGCA, les familles vivent dans une grande précarité. Vu de l’extérieur, le site présente un visage délabré, envahi par des touffes d’herbes à plusieurs endroits.
À l’intérieur, l’environnement reste faiblement éclairé, la lumière du jour ne pénétrant qu’à travers quelques ouvertures du bâtiment, en l’absence totale d’électricité.
« Cela fait aujourd’hui neuf ans que nous traversons cette précarité, due à notre incapacité à subvenir aux besoins de nos enfants et de nos épouses. Nous ne pouvons ni assurer leur scolarité ni leur garantir des soins de santé en cas de maladie », souligne Dimitri Fouafou, responsable maintenance poids lourds au sein de l’entreprise.
Un appel aux autorités compétentes
Face à une situation qui perdure, ces familles continuent de lancer des appels à l’aide sociale. Elles déplorent toutefois le manque d’empathie des autorités locales.
« Nous tenons à souligner que seul l’actuel maire de Port-Gentil, Pascal Houangni Ambouroue, alors ministre délégué à l’Économie, nous avait apporté une assistance », a déclaré Dimitri Fouafou.
Selon les employés de Satram-EGCA, le président de la République demeure aujourd’hui le seul capable de favoriser une sortie de crise.















Leave a Reply