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Affaire Satram-Egca Alogis : Olivier Nzué condamné, 24 autres prévenus également fixés sur leur sort

Après plusieurs mois d’une procédure très suivie à Port-Gentil, le tribunal de la ville a rendu sa décision le lundi 1er juin 2026, dans l’affaire impliquant Olivier Nzué et plusieurs autres prévenus.

Dans son jugement, le tribunal a d’abord prononcé la relaxe d’Olivier Nzué et de l’ensemble des accusés pour les faits de trouble à l’ordre public, estimant que cette infraction n’était pas suffisamment établie.

En revanche, Olivier Nzué et Wilfred Bitegue Mbale ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs, complicité, menaces verbales, violences et voies de fait.

Les deux hommes ont été condamnés à cinq ans d’emprisonnement dont deux ans ferme, ainsi qu’au paiement d’une amende d’un million de francs CFA, chacun.

Les 24 autres prévenus ont quant à eux été déclarés coupables d’association de malfaiteurs, menaces, violences et voies de fait. Ils écopent d’une peine de douze mois d’emprisonnement dont six mois ferme, assortie d’une amende de 200 000 francs CFA chacun.
Après l’audience, les mis en cause ont regagné la prison centrale de Port-Gentil.

Pour Dimitri Fouafoua, délégué du personnel, Olivier Nzue fait les frais de sa « cupidité ». « Il a été utilisé par des gens qui savaient qu’il était motivé par l’appât du gain. Les marocains l’ont placé là pour jouer le mauvais rôle », a déclaré le délégué du personnel. Si pour autant, il assure ne pas être satisfait de son incarcération, pour lui, l’essentiel, pour les employés de Satram-Egca Alogis restent le respect de leurs droits.

Cette décision met un terme à un procès qui a profondément marqué le climat social autour de Satram-Egca Alogis.
Derrière les condamnations prononcées, l’affaire révèle les tensions persistantes qui opposent depuis plusieurs mois une partie du personnel à la direction de l’entreprise, sur fond de revendications sociales, de procédures judiciaires répétées et de difficultés liées au paiement de certains droits des travailleurs.

Si certains salariés estiment que la justice a sanctionné des comportements qu’ils jugeaient préjudiciables à l’entreprise et à ses employés, d’autres regrettent qu’une telle situation ait conduit plusieurs jeunes travailleurs à se retrouver aujourd’hui privés de liberté et confrontés aux conséquences d’une condamnation pénale.

Au-delà du verdict, cette affaire relance le débat sur la gestion des conflits sociaux en entreprise et sur la nécessité d’un dialogue plus efficace afin d’éviter que des différends professionnels ne dégénèrent jusqu’aux tribunaux.

Pour de nombreux observateurs, la priorité reste désormais la recherche de solutions durables aux préoccupations sociales qui continuent d’affecter les travailleurs de Satram-Egca Alogis.

#omi

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