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𝐃𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐦𝐦𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 : 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐟𝐟é𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭é 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞

À l’occasion de la Journée mondiale des droits des consommateurs, célébrée le 15 mars dernier, plusieurs activités ont été organisées, notamment des expositions vente et des ateliers d’information destinés à sensibiliser les populations sur leurs droits et leurs devoirs.

Mais au-delà de l’organisation réussie de ces journées, un constat préoccupant s’impose : l’intérêt des consommateurs semble davantage attiré par les stands de vente que par les espaces dédiés à l’information et à l’éducation citoyenne.

En effet, durant ces deux jours, nombreux sont ceux qui ont afflué vers les stands de vêtements, de nourriture ou encore de produits cosmétiques, etc… reléguant au second plan les ateliers pourtant essentiels pour mieux comprendre leurs droits en tant que consommateurs. Une situation paradoxale, surtout dans un contexte où les populations sont de plus en plus exposées à des produits de qualité douteuse, notamment dans le domaine alimentaire.

Dans les marchés et commerces, il n’est pas rare de trouver des produits périmés ou altérés proposés à la vente. Plus préoccupant encore, certains consommateurs, conscients de cette réalité, continuent malgré tout d’acheter ces produits. Par ignorance des démarches à suivre ? Par manque de vigilance ? Ou simplement par désintérêt ? La question mérite d’être posée.

Car au-delà de la responsabilité des commerçants, celle des consommateurs est tout aussi engagée. Être consommateur, ce n’est pas seulement acheter et se plaindre lorsque les choses vont mal. C’est aussi s’informer, comprendre ses droits, mais surtout adopter les bons réflexes : refuser un produit douteux, signaler les abus, alerter les services compétents.

Les ateliers organisés lors de cette journée avaient précisément pour objectif de renforcer cette conscience citoyenne. Pourtant, ils n’ont pas suscité l’engouement attendu. Une attitude qui révèle une tendance plus profonde : celle d’une société où la dénonciation et la lamentation prennent souvent le pas sur l’action concrète. Or, le changement ne peut venir uniquement des autorités ou des structures de contrôle. Il repose également sur une implication individuelle. Chaque signalement, chaque refus d’achat d’un produit non conforme, chaque geste responsable contribue à améliorer la qualité des services et des produits sur le marché.

Comme le dit si bien l’adage, ce sont les petites actions répétées qui produisent les grands changements. Encore faut-il que chacun accepte de jouer sa partition.

La Journée mondiale des droits des consommateurs ne devrait donc pas être perçue comme un simple événement ponctuel, mais comme un rappel de notre rôle dans la construction d’un environnement commercial plus sain, plus juste et plus sécurisé. Car au final, un consommateur informé et engagé reste le premier acteur de sa propre protection.

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