Entre le 1er et le 5 juin 2026, lors d’exercices pratiques menés dans le cadre d’une formation des agents de contrôle des activités de pêche organisée par le ministère de la Mer, de la Pêche et de l’Économie Bleue avec l’appui de WildAid, une importante saisie a été effectuée dans les eaux de l’Ogooué-Maritime.
Au total, 244 raies appartenant pour une grande partie à des espèces intégralement protégées, ainsi qu’une tortue verte, ont été découvertes et saisies. En seulement cinq jours de patrouille, 17 agents ont ainsi mis en lumière l’ampleur d’une pression illégale qui continue de peser sur les ressources marines gabonaises.
Le constat est alarmant. En seulement quelques jours de terrain, les agents ont relevé un cocktail d’infractions bien connu : pêche sans autorisation, utilisation d’engins interdits, activités dans des zones protégées et capture d’espèces dont la pêche est strictement prohibée.
Une situation qui dure depuis des années
Parmi les contrevenants figurent une nouvelle fois des pêcheurs béninois opérant illégalement dans les eaux Gabonaises. Le phénomène n’est pas nouveau. Déjà en 2021, l’opération Espadon menée dans l’aire marine protégée d’Iguéla avait conduit à l’interpellation de 29 ressortissants béninois, dont plusieurs en situation irrégulière.
Cinq ans plus tard, les mêmes pratiques persistent malgré les mises en garde, les campagnes de sensibilisation et le renforcement des contrôles.
L’ignorance n’est plus une excuse
Les espèces saisies, notamment les raies protégées, auraient dû être remises à l’eau dès leur capture. Cette obligation est clairement connue des professionnels du secteur. Nous ne sommes donc plus face à une méconnaissance de la loi, mais bien devant des actes répétés et assumés.
Chaque capture illégale affaiblit un peu plus un patrimoine naturel que le Gabon s’efforce pourtant de préserver à travers ses aires marines protégées et ses investissements dans la surveillance des ressources halieutiques.
Des sanctions à la hauteur des enjeux
Les saisies et les opérations de contrôle sont indispensables, mais elles ne suffisent plus. Face à une récidive aussi persistante, beaucoup attendent désormais des mesures plus dissuasives : poursuites systématiques, sanctions exemplaires et expulsion des contrevenants étrangers en situation irrégulière.
Le Gabon a fait le choix de protéger son patrimoine marin. Cette ambition ne peut survivre si certains continuent de considérer nos eaux comme une ressource à exploiter sans règles ni conséquences.
Le message doit être clair : les eaux gabonaises ne sont ni une zone de non-droit, ni un espace ouvert au pillage.
Sources : Gabonreview, Gabonmediatime, Le Nouveau Gabon, 7joursinfo, ANPN / Parcs Gabon*
















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