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𝗣𝗼𝗿𝘁-𝗚𝗲𝗻𝘁𝗶𝗹 : 𝗹𝗲 𝘀𝗰𝗮𝗻𝗻𝗲𝗿 𝗱𝘂 𝗖𝗛𝗥 𝗱𝗲 𝗡’𝘁𝗰𝗵𝗲𝗻𝗴𝘂𝗲́ 𝘃𝗶𝘀𝗲́, 𝗷𝘂𝘀𝗾𝘂’𝗼𝘂̀ 𝗶𝗿𝗮 𝗹’𝗶𝗻𝘀𝗲́𝗰𝘂𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗻𝗼𝘀 𝗵𝗼̂𝗽𝗶𝘁𝗮𝘂𝘅 ?

Dans la nuit du 14 au 15 août 2026, le Centre hospitalier régional de N’tchengué, à Port-Gentil, a été la cible d’une tentative d’effraction. Des individus auraient tenté de forcer la porte du bâtiment abritant le scanner de l’établissement. L’information, rapportée notamment par AfricaCoeurNews et l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), interpelle bien au-delà d’un simple fait divers.

Car cette fois, c’est un équipement médical stratégique qui se retrouve au cœur de l’incident. Un scanner n’est pas un bien ordinaire : c’est un outil qui peut faire la différence entre un diagnostic rapide et des heures d’incertitude pour un malade. S’attaquer au bâtiment qui l’abrite, c’est potentiellement mettre en péril un service essentiel à toute une population.

Fort heureusement, la tentative n’aurait pas abouti. Mais l’absence de vol ne doit surtout pas conduire à banaliser les faits. Comment des individus peuvent-ils envisager de s’introduire dans une zone aussi sensible d’un établissement hospitalier ? Et surtout, quelles dispositions de sécurité entourent aujourd’hui les équipements médicaux coûteux et indispensables au fonctionnement de nos structures sanitaires ?

Selon les informations relayées autour de l’affaire, le directeur général du CHR, Jonas Mboumba, a tiré la sonnette d’alarme après l’incident.

Au-delà de l’enquête qui devra déterminer les circonstances et les motivations exactes de cette tentative d’effraction, cet épisode devrait provoquer une réaction immédiate : renforcer la surveillance des infrastructures sanitaires et sécuriser les équipements médicaux sensibles.

À Port-Gentil, où les populations attendent déjà beaucoup de l’amélioration de l’offre de soins, le CHR de N’tchengué ne peut devenir un espace vulnérable. Un hôpital doit rester un sanctuaire : on y entre pour sauver des vies, pas pour menacer les moyens qui permettent de les sauver.

L’incident du scanner de N’tchengué doit donc servir d’avertissement. Cette fois, le pire a été évité. La prochaine fois, aura-t-on la même chance ?

Photo : TIKTOK

#omi

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