Un incendie, une partie de la base-vie ravagée et des pompiers qui, selon des témoignages, arrivent sur les lieux sans suffisamment d’eau pour combattre les flammes. Voilà l’image préoccupante laissée par le récent sinistre survenu au Centre multisectoriel de formation et d’enseignement professionnel de Ntchengué, à Port-Gentil.
Le quotidien L’Union, qui a révélé l’affaire le 14 août 2026, ne précise pas la date exacte du départ de feu et évoque simplement un incendie survenu « dernièrement ». À ce jour, la cause du sinistre n’a pas non plus été officiellement établie dans les informations publiées.
Les flammes se seraient propagées rapidement, obligeant les occupants à intervenir pour éviter qu’elles ne gagnent d’autres installations. L’alimentation électrique générale a été coupée et le feu aurait été combattu jusqu’aux environs de 17 heures, voire au-delà. La base-vie a été sérieusement touchée et le câble alimentant la station d’eau endommagé.
Mais au-delà des dégâts, c’est l’intervention des secours qui interpelle.
Selon les occupants interrogés par L’Union, les sapeurs-pompiers se sont déplacés, mais leur camion manquait d’eau. Les agents du centre auraient alors dû se mobiliser eux-mêmes pour contenir les flammes.
Et c’est là que le fait divers devient une véritable question de sécurité publique.
Comment, dans une ville comme Port-Gentil, capitale économique et cité industrielle, peut-on envoyer des soldats du feu affronter un incendie sans leur garantir les moyens élémentaires d’intervention ?
Il ne s’agit pas d’accabler les pompiers. Un pompier sans moyens est lui-même impuissant devant le feu. La question doit donc être posée à ceux qui ont la responsabilité de rendre les services de secours opérationnels.
Qui vérifie les véhicules avant leur départ ? Les réserves d’eau et les équipements sont-ils suffisants ? Les moyens mis à disposition correspondent-ils réellement aux risques d’une ville industrielle comme Port-Gentil ?
Heureusement, cette fois, le pire semble avoir été évité. Mais faut-il attendre des victimes pour tirer les leçons ?
Le feu de Ntchengué est peut-être éteint. Les questions, elles, restent brûlantes.

















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