Situé dans le deuxième arrondissement de la commune de Port-Gentil, le canal de Sainte-Thérèse continue de susciter de nombreuses réactions. Si son état d’insalubrité est un fait, une question revient avec insistance : qui est réellement responsable de cette situation ? « Qui remplit ça ? » s’interroge un internaute, en commentaires, sur notre précédent article sur le même sujet.
Sans détour, le plus grand nombre pointe du doigt l’incivisme des habitants qui résident le long de cet ouvrage destiné à l’évacuation des eaux pluviales, mais qui malheureusement est transformé en dépotoir d’ordures à ciel ouvert.
Le constat est d’autant plus frappant que ceux qui réclament le plus souvent un cadre de vie meilleur sont les mêmes qui contribuent à sa détérioration par des comportements contraires aux règles élémentaires de citoyenneté.
Le développement d’une ville ne dépend pas uniquement de l’action des pouvoirs publics ; il repose aussi sur le sens des responsabilités de ses habitants.

C’est pourquoi, pour certains observateurs, il serait peut-être temps pour les autorités municipales de passer à la coercition. La mairie pourrait ainsi envisager la mise en place de sanctions à l’encontre de toute personne prise en flagrant délit de pollution ou d’atteinte à l’environnement urbain. Amendes ou toute autre mesure dissuasive pourraient contribuer à faire évoluer les comportements là où les simples rappels à l’ordre ont montré leurs limites.
Car préserver les infrastructures publiques est une responsabilité collective. En effet, tant que certains continueront à considérer les canaux, les rues ou les espaces publics comme des dépotoirs, les efforts consentis pour améliorer le cadre de vie risquent de demeurer vains.
Le débat autour du canal de Sainte-Thérèse soulève ainsi une question plus large : celle de la responsabilité citoyenne. Car si le changement est souhaité par tous, il suppose également que chacun accepte de changer ses propres habitudes.
Car une ville propre et agréable à vivre commence d’abord par le comportement de ceux qui l’habitent.
#omi
















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