À la veille de l’arrivée à Port-Gentil du secrétaire général de l’UDB, Mays Mouissi, Féfé Onanga a choisi de relancer publiquement l’affaire des 900 millions de francs CFA destinés aux travaux du lycée d’État.
Le moment est loin d’être anodin.
Dans une nouvelle sortie, il affirme que lors d’une confrontation devant le procureur, l’Agent judiciaire de l’État aurait soutenu que les fonds avaient bien été décaissés, tandis que l’entrepreneur, M. Bouzanga, aurait présenté des éléments attestant qu’il n’avait jamais été payé. Selon lui, cette contradiction aurait conduit le parquet à approfondir les investigations sur le circuit de ces fonds. À ce stade, ces déclarations n’ont pas été confirmées publiquement par la justice.
Mais au-delà du volet judiciaire, c’est un message politique que lance Féfé Onanga. Il interpelle directement Mays Mouissi, estimant qu’il ne peut venir installer les structures de l’UDB à Port-Gentil sans répondre aux interrogations qui entourent ce dossier, devenu pour beaucoup le symbole d’un chantier inachevé et des attentes déçues de la population.
Tout en réaffirmant son soutien au président de la République et au projet de l’UDB, il dit dénoncer les pratiques de certains responsables qu’il juge contraires à l’esprit de la Transition. Son appel est simple : que toute la lumière soit faite sur la destination des 900 millions et que les responsabilités soient établies, quelles que soient les personnes concernées.
À quelques heures de cette visite politique, une question domine désormais le débat : les responsables de l’UDB se contenteront-ils d’installer leurs structures, ou répondront-ils aussi aux préoccupations d’une population qui réclame des explications sur un dossier devenu emblématique de l’exigence de transparence et de bonne gouvernance ?
À Port-Gentil, la véritable attente n’est peut-être plus politique. Elle est celle de la vérité.
Photo réseaux sociaux
#omi
















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